Les Filles à Genève – 02.03.2014

St-Maurice Pécaporettes UHC Chapelle Tigers 7 – 3  (4 – 1)

But : Sandrine (5), Ana, Coralie

Assist : Ana (3), MLM, Sandrine

Pén: Ana 2’

 

St-Maurice Pécaporettes UHC Genève 3 – 4  (2 – 3)

But : Mel, Sandrine, Ana

Assist : Ana

Pén: MLM 2’

L’antépénultième ronde de championnat nous fit rencontrer Chapelle, 2e du groupe contre qui les matchs sont toujours très serrés (qui, en règle générale, ne tournent pas en notre faveur), et Genève, 5e du championnat qui présente une équipe moins bien armée que ces dernières années. L’objectif de cette journée de championnat, plantée en plein milieu de carna (!!!), était les 4 points. Récit d’une journée illustrant à merveille la pensée de ce cher Baudelaire, le spleen et l’idéal ! (…)

Le premier match, a priori le plus compliqué de la journée, fût un récital magnifique d’unihockey. J’oserais même utiliser l’expression « leçon d’unihockey » tant les Pécaporettes n’ont jamais été mises en danger. Chapelle n’a jamais eu droit au chapitre malgré l’énorme qualité du groupe. Les Pécaporettes ont simplement monopolisé le jeu en gardant la balle et en baladant les pauvres « tigresses » de Chapelle. Une entrée de match fracassante, des actions collectives sublimes agrémentées de variations de vitesse, de permutations de postes, de passes précises et de shoot multiples ont fait que le match a très vite tourné en notre faveur pour donner un score de 4 – 0 après une petite quinzaine de minutes. Toute l’équipe a participé à la construction de ce succès ! J’aimerais revenir sur le point principal qui a fait que tout cela fût possible. Les Pécaporettes ont su (enfin !!!) géré leurs émotions durant les 40 minutes de cette partie. Elles ne se sont pas mises de pression inutile au début de la rencontre ce qui a débouché sur un jeu vif, limpide et rempli de sureté ! La fin de match fût du même acabit. Comme toutes équipes du UHC St-Maurice qui se respectent, la gestion des fins de match ne fait guère parti des grandes qualités, bien au contraire. Mais cette fois-ci, ce fût réaliser avec brio ! Conscient qu’à 6 – 1 le match était en train de leur échapper, Chapelle joua pendant près de quinze minutes à 4 contre 3. Mais cela n’a pas perturbé outre mesure les Pécaporettes qui ont su géré ce moment de mains de maître pour finalement s’imposer sur le score net de 7 – 3 ! Sur ce coup-là, j’étais votre plus grand fan !!! (J’assume que ce sentiment fût partagé par moults personnes dans l’assistance! Merci aux B d’être restés un match 🙂 !).

Le second match fût d’une qualité toute différente. Comme souvent, les Pécaporettes se sont mises au rythme des adversairess. Elles se sont laissé endormir 40 minutes durant. Le jeu proposé fût aux antipodes de celui du match précédent, à se demander si c’était la même équipe qui avait illuminé, trois heures plus tôt, la magnifique (…) salle du collège de Staël ! Rien n’allait plus. Tout est soudain devenu brouillon, fait dans la précipitation. Cette vieille peur était revenue… Malgré les tentatives d’encouragement et de coup de gueule du coach et de Virg, l’équipe ne réussit pas à se sortir de ce néant unihockeyistique ! Quel dommage ! Cette équipe genevoise était largement à notre portée. Comme on dit dans le milieu, MASTA FAIL !!!!

Le sport d’équipe est fait de ce genre de situation. Quand tout marche bien, quand toute l’équipe est rempli de cette rage de vaincre, on voit que de merveilleuses choses peuvent se produire! Mais quand ça bug, que ça devient plus compliqué, une équipe, aussi talentueuse qu’elle puisse être, peut sombrer très vite ! Loin de moi l’idée de vous taper sur la tête mais faut être conscient que l’on a  manqué une occasion en or de rester en lutte pour la troisième place du championnat. Maintenant, il faut digérer ce fait-là et garder en tête le positif. Ce match contre Chapelle fût admirable, me rappelant l’exploit d’il y a quelques années contre Treyvaux. Vous avez montré que vous êtes une belle équipe ! Il nous reste une ronde à jouer avant la fin du championnat et la fin des Pécaporettes. Plus de pression maintenant, il faudra jouer, se battre encore pendant deux matchs pour finir ce championnat avec brio et laisser l’oeuvre de Baudelaire là où elle est!

Événements à ne pas manquer !